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Nouvelles
Lundi, 20. Juillet 2015

Chers amies et amis producteurs de lait, chers intéressés,

Depuis le premier avril, le marché laitier européen est dépourvu de mesures de sécurité efficaces. C'était la raison pour laquelle lors de notre action de l'EMB du 31 mars 2015 – le dernier jour du régime des quotas laitiers – nous avions mis en berne les drapeaux des 28 États membres de l'UE. Pour que les choses soient bien clair : nous ne déplorons pas la suppression des quotas. Mais nous regrettons qu'aucun système adéquat ne soit en place pour la période qui s'ensuit ! Jusqu'à présent, la politique a manqué à mettre en place des instruments de marché adéquats qui permettraient d'éviter des crises du marché. Nous nous attendons à ce que, suite à la suppression des quotas, les producteurs laitiers dans de nombreux pays augmentent considérablement leur production. Trop de lait sur le marché signifie, comme toujours, une chute des prix – la prochaine crise est programmée d'avance !

Selon les prévisions, la demande en lait en Europe diminuera dans les années à venir. Lesdites « opportunités d'exportation » ainsi que les « nouveaux marchés en Asie et en Afrique », prônés un peu partout actuellement, ne constituent pas une solution durable pour le marché du lait européen. À long terme, la seule orientation à l'exportation n'est pas une solution, une telle stratégie offrant peu de sécurité. De surcroit, elle a des répercussions néfastes sur la production laitière locale dans les pays concernés.

Par le biais de leur action symbolique devant le Parlement européen, les organisations membres de l'European Milk Board (EMB) souhaitaient envoyer un message clair allant à l'encontre des louanges et des chants de gloire des syndicats majoritaires et de l'industrie laitière. Nous craignons qu'à partir de la mi-avril, les grandes multinationales et les banques prendront les commandes. Déjà maintenant, les producteurs européens ne peuvent plus couvrir leurs coûts de production. En Belgique, nous recevons actuellement un prix du lait de 25 à 27 centimes par litre. Or, l'étude sur les coûts de production en Belgique montre que le coût de production est de 46 centimes ! À l'avenir, le nombre d'exploitations laitières obligées à cesser la production augmentera encore davantage.

Le marché laitier a besoin d'instruments de gestion des crises pour la période de l'après quotas. Notre Programme de responsabilisation face au marché est un instrument fondé et bien réfléchi qui permettrait de gérer de façon adéquate les crises du marché. Les mois à venir montreront comment le marché évoluera. À l'EMB, nous allons suivre de près cette évolution et nous seront prêts à tout moment d'envoyer, si nécessaire, un signal fort de la part des producteurs laitiers.

Erwin Schöpges, membre du Comité directeur de l'EMB ...en savoir plus 

Samedi, 14. Mars 2015

Ce 4 mars, à Bruxelles, en face du cabinet du ministre fédéral en charge de l'agriculture, le MIG et l'EMB ont présenté la situation des producteurs laitiers et les résultats de l'étude indépendante sur les coûts de production du lait en Belgique. ...en savoir plus 

Samedi, 14. Mars 2015


Chers amies et amis producteurs de lait, chers intéressés,

Dans quelques semaines, elle appartiendra définitivement au passé. La régulation des volumes laitiers en place depuis 1984 est, en effet, supprimée. Il y a plus de 30 ans, l’introduction des quotas poursuivait deux objectifs :

D’une part, l’organisation du marché devait redevenir finançable. A cette fin, il était indispensable d'aplanir les montagnes de beurre et de vider les lacs de lait en Union européenne. Cet objectif fut atteint en peu de temps. En l'espace de quelques années, les coûts d’organisation du marché pour le secteur laitier déclinèrent de 7,5 à moins de 2 milliards d’euros.

D’autre part, les prix versés aux producteurs devaient être stabilisés afin d’éviter les failles structurelles. A son tour, cet objectif fut concrétisé même si les prix du lait versés aux agriculteurs auraient pu être encore mieux configurés grâce à une application plus cohérente des quotas. Cependant, la cohérence n’était nullement souhaitée d’un point de vue politique car par le passé comme aujourd’hui, il s’agissait d’exploiter le « filon de l’exportation ». En résumé, la régulation par les quotas s’avéra être, pour les Etats, un instrument efficace et peu coûteux de stabilisation du marché du lait. Pour les éleveurs laitiers, les quotas contribuèrent, dans une certaine mesure, à la mise en place des conditions-cadres fiables. En réponse à certaines fédérations qui déplorent que la régulation par les quotas n’a pas fonctionné, il convient de dire que cet instrument a fonctionné exactement comme l'avaient envisagé les utilisateurs.

Les graves crises ayant secoué le marché en 2009 et en 2012 ne sont pas imputables à la régulation par les quotas mais sont exclusivement les corolaires de la libéralisation du marché du lait et au fameux « atterrissage en douceur ». Une gestion souple de la production aurait permis immédiatement de stabiliser le marché et donc d’éviter de telles crises qui ont coûté des milliards de pertes aux éleveurs laitiers.

Et maintenant ? Depuis novembre 2014 et l’annonce d’un superprélèvement d’environ 20 centimes par kilo excédant le quota (un montant-record intimidant), les livraisons de lait ont nettement reculé. Indépendamment de la douleur associée au superprélèvement exigé de ces exploitants qui, durant la première moitié de la campagne laitière, ont produit du lait à tout va, cette mesure a efficacement freiné la chute des prix. Les cours des produits de référence tels que le beurre et le lait en poudre se resserrent et le marché est momentanément stabilisé.

Et pourtant, que se passera-t-il après le 1er avril ? Selon toute probabilité, les éleveurs laitiers, dans de nombreux Etats membres de l’UE, augmenteront nettement leur production, sans se préoccuper des conséquences sur le marché du lait. Une nouvelle chute spectaculaire des prix semble inévitable et la prochaine crise se profile déjà sur le marché.

Dans le souci de contrecarrer ces dysfonctionnements récurrents du marché, l’EMB enjoint les décideurs européens à mettre en œuvre un programme de responsabilisation face au marché. La situation actuelle et les développements des 3-4 derniers mois démontrent de façon éclatante qu’avec des directives claires et de la volonté politique, il est parfaitement possible d'atténuer, de façon ciblée, les soubresauts du marché. Même en l'absence de quotas, un programme de responsabilisation peut inciter les producteurs de lait à adopter un comportement conforme au marché. Quiconque augmente sa production en dépit de la saturation des marchés, doit aussi en assumer la responsabilité et s'acquitter d'un prélèvement de responsabilisation du marché. Par contre, quiconque réduit sa production en pareilles circonstances, doit recevoir une prime. Ainsi un environnement fiable peut être créé et la production laitière peut être assurée partout en Union européenne.

Romuald Schaber, President de l'EMB ...en savoir plus 

Samedi, 14. Mars 2015

Chers amies et amis producteurs de lait, chers intéressés,

Le 27 janvier, une audition sur « Le Paquet lait et les perspectives d'avenir du secteur laitier » s’est tenue au Parlement européen à Bruxelles. L'événement a mis en évidence les appréciations tout à fait opposées de la situation actuelle du marché laitier du nouveau commissaire à l'agriculture, Phil Hogan, et du rapporteur de la Commission agricole du Parlement européen pour « l'évolution de la situation du marché des produits laitiers et de la mise en œuvre du paquet lait ». En effet, tandis que le commissaire est toujours d'avis que le marché laitier n'est pas en crise, le rapporteur soutient que, sans doute aucun, une nouvelle crise est arrivée et ce sont le marché laitier et les producteurs de lait qui en payent le prix fort.

Un rapport détaillé sur l'audition se trouve dans ce bulletin.

Pendant la conférence de la Commission européenne du 5 décembre 2014 « Perspectives 2024 pour les marchés agricoles de l’UE », Christophe Lafougère de Gira a présenté les perspectives pour le secteur laitier. Dans sa présentation, Lafougère a attiré l’attention sur plusieurs points, dont l’investissement de milliards d’euros dans l’expansion des capacités de transformation en Europe (surtout au niveau des coopératives), la difficultés des coopératives à créer de la valeur ajoutée avec le lait ainsi que la disparition attendue de milliers d’exploitations laitières. Mais c’est précisément ces diapositives qui ont « disparu » de la présentation mise en ligne sur le site de la Commission européenne – les députés et les décideurs politiques sont donc privés de ces informations.

J’ai reçu la présentation originale de l’auteur, incluant ces diapositives, sans néanmoins être autorisée à la publier. Chers membres de la Commission agriculture et développement rural du Parlement européen : je vous appelle à demander des explications à la Commission européenne quant à la raison pour laquelle elle vous prive de ces informations importantes. Il s’agit de données nécessaires pour répondre à vos questions concernant la transparence et la distribution des marges au sein de la filière lait. Nécessaires pour que vous puissiez vous former une opinion bien fondée de la voie choisie et des mesures nécessaires pour les producteurs de lait en période de crise.

Les objectifs de la PAC arrêtés dans le Traité de Lisbonne sont clairs : stabiliser les marchés et assurer un niveau de vie équitable à la population agricole.

C’est votre responsabilité et votre mission. Je vous demande dès lors : veillez à les mettre en œuvre !

Sieta van Keimpema, Vice-présidente de l’EMB ...en savoir plus 

Mardi, 20. janvier 2015


Chers producteurs, chers intéressés,

Un éternel recommencement

Une nouvelle crise du lait est là. Elle succède à 2009 qui a marqué avec sa grève du lait et ses épandages – et pire encore, à 1983, à la grande crise de la surproduction laitière ayant amené la mise en place des quotas.

À chaque crise les maillons faibles trinquent : les consommateurs, en voyant se dégrader la sécurité et la qualité alimentaire, mais surtout les producteurs, qui, faute de rentabilité, cessent leur activité partout en Europe. Le libéralisme sauvage prôné par les financiers, les agro-business man privés ou coopératifs – sous prétexte de compétitivité et d'excédents commerciaux – fait des ravages dans les campagnes. Le paquet lait, l'intervention des organisations de producteurs et l'interprofession ne sont que de la poudre aux yeux. Un microcosme syndical et politique s'amuse avec les citoyens comme un chat avec sa souris avant de la croquer.

La compétitivité ne sera possible que par l'obtention d'un prix du lait qui couvrira durablement les coûts de production. En 2015, l'EMB continuera de se battre pour la mise en place d'un système de gestion et de prévention des crises. Il s'agit là de la première pierre indispensable à la construction d'une filière laitière européenne compétitive. Inlassablement nous irons à la Commission et au Parlement européen défendre les producteurs et soutenir notre projet. Nous reviendrons par milliers de toute l'Europe, plus déterminés que jamais, pour obtenir un prix du lait équitable.



Bonne année à tous et à bientôt à Bruxelles.

Paul de Montvalon, Membre du conseil d’administration de l’EMB et de l'APLI France ...en savoir plus 

Mardi, 20. janvier 2015

Chers éleveurs, chers intéressés,

La situation sur le marché du lait en Europe ne cesse de se dégrader de façon dramatique. Depuis des mois, les prix dévissent dans tous les pays. Et pour couronner le tout, lors de l’abolition des quotas laitiers en Europe à la fin du mois de mars 2015, les producteurs subiront un autre effondrement des prix.

Le prix versé par la laiterie coopérative danoise Arla a perdu plus de 10 centimes, passant sous la barre du prix européen moyen. Cette chute est extrêmement préoccupante car nos producteurs de lait danois ont besoin de percevoir, au-moins, un montant équivalent au prix versé par les laiteries les plus généreuses en Europe afin de couvrir les dépenses encourues en vertu de la législation nationale relative à l’environnement, au bien-être animal et à d’autres matières, sans oublier d’inclure dans ces coûts les taux d’intérêts très élevés sur les emprunts. Seul un prix du lait équitable permettra aux éleveurs laitiers de couvrir les coûts additionnels liés aux investissements nécessaires.

La raison de la chute des prix du lait est la même partout en Europe : La production est totalement dissociée du marché ; cette désynchronisation explique l’inondation du marché par les excédents laitiers. Lorsque les derniers garde-fous, à savoir les quotas laitiers, tomberont l’année prochaine, la viabilité de nombreuses exploitations sera sérieusement menacée. Lors de quatre réunions des groupes de dialogue civil de l’Union européenne et de l’observatoire du marché laitier, il est apparu clairement que tous les participants en phase avec la réalité, à savoir les agriculteurs, l’industrie, les consommateurs et les détaillants, sont conscients de la gravité de la situation. Seuls les responsables européens en sont encore à lire leurs vieux rapports datant du printemps et à affirmer que le marché fonctionne et que les répercussions de l’embargo russe sur les importations européennes sont atténuées par des aides financières à la constitution de stocks privés (de parmesan italien). Mais qui représente l’UE ?

Les producteurs de lait enjoignent les élus à mettre en œuvre le programme de responsabilisation du marché (PRM) développé par l’EMB. Ce programme prévoit des mesures efficaces incitant les agriculteurs à adapter leur volume de production au marché. Lorsque la demande repart à la hausse, la production normale peut reprendre. Le PRM doit être mis en œuvre, sinon les producteurs laitiers européens courent à leur perte.

A l’unanimité, les membres du European Milk Board estiment qu’il reste énormément de pain sur la planche sur le marché du lait en Europe. Dans le souci de transmettre ce message en toute clarté aux élus, l’EMB entend organiser une action médiatique devant le bâtiment de la Commission à Bruxelles le 11 décembre. Nous nous rapprochons dangereusement des scenarii-catastrophes des années 2009 et 2012. Le rendez-vous est fixé à 10h30 au rond-point Schuman devant la Commission européenne. Nous comptons sur votre soutien !

Kjartan Poulsen, Membre du conseil d’administration de l’EMB et président du LDM Danemark ...en savoir plus 

Dimanche, 16. Novembre 2014
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Hier der aktuelle Marktüberblick mit besorgniserregenden Tendenzen.

Here comes the latest market overview with alarming trends.

Voilà le dernier aperçu du marché avec des tendences inquiétantes.
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Dimanche, 16. Novembre 2014
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Le discounter allemand Aldi a baissé les prix pour le lait frais et UHT de 10 centimes par litre, respectivement. Le lait frais et le lait UHT (1,5% matière grasse) sont actuellement vendus à 55 centimes. Le prix pour le lait entier a été également diminué de 10 centimes et est maintenant vendu à 59 centimes. Aldi a aussi réduit le prix des produits laitiers comme la crème, le fromage blanc et le lait condensé.
Le discounter allemand justifie la baisse des prix avec une offre excédentaire du lait sur le marché. Aldi est considéré comme un « stimulateur » endéans le commerce des denrées alimentaires en Allemagne – d'autres discounters suivront l'exemple. Pour le BDM – la fédération allemande des producteurs laitiers – cette baisse des prix est la conséquence de contrats catastrophiques entre les laiteries et le commerce. ...en savoir plus